5 idées reçues sur l’hypnose qui vous empêchent d’essayer
Vous y pensez depuis un moment. Une amie vous en a parlé, vous avez lu un article, quelque chose en vous est curieux. Et en même temps, quelque chose résiste.
Une image de spectacle vous revient. Un hypnotiseur qui claque des doigts. Des gens qui font des choses ridicules sur scène sans comprendre pourquoi. La peur de « perdre le contrôle ». L’impression que c’est peut-être un peu trop ésotérique, un peu trop mystérieux, pas vraiment sérieux.
Ces résistances sont normales. Et elles reposent presque toutes sur des idées reçues, des croyances fausses, largement répandues, qui n’ont rien à voir avec l’hypnose thérapeutique telle qu’elle se pratique réellement dans un cabinet comme le mien.
Aujourd’hui, je vous propose de les regarder en face, une par une. Pour que vous puissiez enfin décider en connaissance de cause.
Idée reçue nᵒ 1 — « Sous hypnose, je vais perdre le contrôle. »
C’est la peur la plus universelle. Et la plus éloignée de la réalité.
En hypnose, vous gardez votre libre arbitre, du début à la fin. Vous restez en maîtrise de vos pensées, de vos émotions, de vos actions. La plupart des gens se souviennent très bien de tout ce qui a été dit durant la séance.
L’état hypnotique n’est pas une perte de conscience. C’est un état de conscience modifiée, un état naturel que vous traversez d’ailleurs plusieurs fois par jour sans vous en rendre compte. Quand vous êtes absorbée dans un livre et que vous n’entendez plus rien autour de vous. Quand vous conduisez machinalement un trajet familier et que vous « revenez » à vous quelques kilomètres plus loin. C’est ça, l’hypnose, pas un trou noir, pas une transe mystérieuse.
En séance, vous entendez tout. Vous pouvez parler, bouger, poser des questions, et même mettre fin à la séance à tout moment. Mon rôle n’est pas de « prendre le contrôle » sur vous. C’est de vous guider doucement vers les parties de vous-même qui attendent d’être entendues.
Ce qui change vraiment : votre esprit conscient s’apaise, et votre inconscient devient plus accessible. C’est tout. Et c’est précisément là que réside la puissance de l’outil.
Idée reçue nᵒ 2 — « Je vais devoir tout révéler, même ce que je ne veux pas dire. »
Cette peur est très fréquente et elle repose sur une confusion entre l’hypnose de spectacle et l’hypnose thérapeutique. L’hypnose ne vous pousse pas à parler contre votre volonté. Vous restez consciente et vous choisissez ce que vous voulez partager. Mon rôle est de créer les conditions pour que ce travail se fasse en sécurité, pas d’extraire des informations que vous ne souhaitez pas partager.
La confidentialité et le respect de votre rythme sont au cœur de mon approche.
Idée reçue nᵒ 3 – « L’hypnose, c’est comme dormir – je ne me souviendrai de rien. »
L’hypnose est souvent associée à un état de sommeil profond. En réalité, il s’agit d’un état de conscience modifiée, pas de sommeil.
L’état hypnotique ne ressemble pas au sommeil classique. La personne reste consciente de son environnement. Les mécanismes attentifs se modifient et la concentration se resserre sur certains éléments internes ou externes : on parle d’un état modifié de conscience plutôt que d’un sommeil profond.
Pendant une séance, vous entendez ma voix. Vous êtes consciente de ce qui se passe dans la pièce. Vous pouvez me répondre, me poser des questions. Certaines personnes voient des images, d’autres ressentent des sensations physiques, d’autres encore entendent des mots qui émergent spontanément. Mais personne ne « disparaît ».
Ce qui se passe réellement, c’est que votre attention se tourne vers l’intérieur : vers vos propres ressentis, vos propres images, vos propres mémoires. Comme quand vous rêvassez intensément. Présente, mais tournée vers l’intérieur.
Et la grande majorité des personnes se souviennent parfaitement de ce qui s’est passé pendant la séance. Parfois même avec une clarté et une précision surprenantes.
Idée reçue nᵒ 4 – « L’hypnose ne marche pas sur moi – je suis trop rationnelle. »
C’est l’une des croyances les plus tenaces et l’une des plus fausses.
Non, vous n’êtes pas « non hypnotisable ». L’hypnose est une collaboration, un état modifié de conscience accessible à chacun, dans un cadre respectueux et sécurisant.
La capacité à entrer en état hypnotique n’a rien à voir avec le fait d’être « crédule », « sensible » ou « peu rationnel ».
Ce qui peut rendre l’entrée en état hypnotique plus lente, c’est le manque de confiance, la peur du jugement, ou simplement le fait de ne pas avoir encore trouvé la façon qui vous correspond. Dans ce cas, nous prenons simplement plus de temps pour installer la sécurité et trouver l’approche qui fonctionne pour vous. Dans ma pratique, je n’ai jamais rencontré quelqu’un sur qui « l’hypnose ne marchait pas ». J’ai rencontré des personnes qui avaient besoin de plus de temps pour lâcher prise et qui, une fois ce pas franchi, ont vécu des séances transformatrices.
Idée reçue nᵒ 5 — « L’hypnose, c’est ésotérique – ce n’est pas vraiment sérieux. »
Cette résistance est compréhensible surtout quand on associe l’hypnose aux spectacles de music-hall ou aux émissions télévisées.
Mais l’hypnose thérapeutique est une discipline reconnue, sérieuse, et de plus en plus validée scientifiquement.
De nombreuses études ont démontré l’efficacité de l’hypnose dans des domaines tels que la gestion de la douleur, la réduction du stress, le traitement des phobies et même la chirurgie sans anesthésie.
En Suisse, la certification ASCA — que je détiens — garantit une formation rigoureuse, une pratique éthique et un engagement de développement professionnel continu. Elle est reconnue par de nombreuses assurances complémentaires, ce qui dit quelque chose sur le sérieux de la discipline.
Dans le domaine médical et thérapeutique, l’hypnose aide à gérer la douleur, les phobies, le stress, les troubles du sommeil, et même certains comportements comme le tabagisme ou les troubles alimentaires. C’est une alliance entre le praticien et la personne hypnotisée, basée sur la confiance réciproque et l’ouverture d’esprit.
Ce n’est pas de la magie. Ce n’est pas de l’ésotérisme. C’est une façon d’accéder à votre inconscient : cette partie de vous qui stocke vos habitudes, vos peurs, vos mémoires émotionnelles pour les transformer durablement.
Et maintenant — qu’est-ce qui vous retient encore ?
Vous avez lu jusqu’ici. Vous avez vu vos peurs nommées, et les réponses qui leur correspondent.
Il reste peut-être encore une résistance — pas une peur rationnelle, mais quelque chose de plus diffus. La peur de changer, peut-être. La peur de ce que vous pourriez trouver si vous allez vraiment à l’intérieur. La peur que ça marche et que votre vie doive alors changer aussi.
Cette résistance-là, elle aussi, est normale. Elle est même souvent le signe que vous êtes prête, vraiment prête à franchir le pas.
La première séance commence toujours par une conversation. Pas d’hypnose d’emblée : juste une rencontre — pour que vous puissiez me voir, m’entendre, et décider si vous me faites confiance.
C’est tout ce qu’il faut pour commencer.
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